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Le chant d’aujourd’hui -« Construis-le, ils viendront. » (Rhapsodie 3)

Le printemps est là. La forêt se teinte d’un vert tendre qui ravit l’âme. Encore une fois, la terre, notre grosse Maman, nous pardonne tous nos péchés. Elle se vêt de neuf et de fragile devant nos yeux aveugles pour la plupart, malvoyants pour le reste.

J’ai commencé un cycle de textes sur la voix : mes rhapsodies. Je me souviens de cet atelier il y a une dizaine d’années « Vous avez trouvé une lampe. En la frottant un bon génie en sort et vous dit : dis ce que tu veux et tu l’auras, mais une seule fois ». Nous étions quarante et personne n’avait osé prendre la parole, émettre un voeu. Silence. L’animateur avait alors repris » Regardez dans quel état de stupéfaction vous êtes. Même au sein d’un groupe bienveillant et sans aucun enjeu, vous êtes muets sur vos envies ». Alors il avait choisi au hasard un homme face à lui et la ronde avait commencé à tourner dans le sens des aiguilles du temps,

« L’enfant qui », l’enfant qui quoi ?

« L’enfant qui » est le livre, publié cette année, d’une femme que je ne connais pas mais dont l’écriture est depuis « Les Demeurées» entrée dans ma bibliothèque ou plutôt dans les pépites que je recommande, prête, perd, retrouve, aime. Elle s’appelle Jeanne, Jeanne Benameur, si le mot sororité a un sens, alors c’est ici que j’ai envie de l’employer : Jeanne, je me sens en sororité avec vous.

J’ai trouvé « L’enfant qui » par hasard. Parfois, au milieu de tout ce rose qu’on nous propose, il y a quelque chose entre le gris et le bleu qui attire notre regard. Ce fut le cas ce jour-là. Difficile de dire pourquoi, un peu comme certains dirigent naturellement leurs pas vers les coins à champignons, j’ai depuis toujours cet instinct des livres-merveilles. À la différence des cueilleurs, je les partage ensuite avec allégresse : et qu’y a t-il de plus éternellement abondant qu’un livre qui serpente entre les hommes en leur ouvrant les yeux?

Sylvie, la fée des séjours Solo

J’ai rencontré Sylvie
Tralalala-Laire
Ses poètes en Berry
Et son cœur grand ouvert

Quel bon vent vous amène ? Sylvie a ouvert sa porte et vous pose sa question rituelle, comme si seul vous n’auriez jamais trouvé un tel havre de paix, les vents s’en sont mêlés, pour sûr…

Je rends l’hospitalité que j’ai reçue.
Sylvie a beaucoup voyagé, le commerce de l’imprimerie ça fait voir des villes et des routes. A chaque étape elle va chez l’habitant, même quand on lui réserve un hôtel elle décline « Je veux rencontrer les gens ». D’une maison d’hôte à une autre elle se forge deux idées : elle magnifiera un jour sa maison et sa porte sera grande ouverte.

La maison n’était pas à vendre, c’est pour ça que je l’ai achetée.
Avec son sourire communicatif elle vous raconte son histoire : cet homme discret et inaccessible,

C’est le premier, le tout premier

C’est toujours difficile une première fois : un premier cri, un premier regard, un premier pas, une première chute. Aujourd’hui j’honore ce premier article, premier petit caillou lancé sur les ondes du net avec à la fois de la joie et de l’appréhension.

J’ai déjà traversé la forêt obscure des mots pour y trouver mon chemin : un premier livre « Momig, la petite bougie » est né sous ma plume en 2014 et m’a tout doucement apporté, au-delà de la joie de sa simple existence, un nom qui me va bien et avec lequel je signe ce blog.

L’accouchement fut aussi difficile que pour mon premier enfant. Mais quand je regarde ce que j’ai reçu des centaines de lecteurs qui ont osé accueillir cette écriture singulière avec les yeux et le cœur grands ouverts, je sais que cette route est bien la mienne et qu’il faut simplement que j’aie le courage de la poursuivre.

Adeline

Parce que je voulais que Momig soit beau, j’ai choisi l’imprimerie Escourbiac et j’ai croisé la route d’Adeline

Adeline prend soin des êtres de chair et de papier.
Elle porte un regard toujours curieux sur le manuscrit qui lui arrive, qu’il soit édité à compte d’auteur ou par une grande maison, qu’il soit le fruit d’une impulsion ou l’œuvre d’une vie, il arrive, tout simplement, un jour, sur son écran. Et à ce titre, il sera traité comme tous ses semblables, avec bienveillance et lucidité, avec le regard professionnel d’une enfant formée sur le tas.
Curieuse, mutine, elle va le lire, gentiment corriger quelques coquilles – il y en a toujours, c’est bizarre – se l’approprier suffisamment pour oser suggérer «Peut-être pourriez-vous…..? Sans doute serait-il souhaitable que… ? » mais tout doucement, sans faire de bruit, ce n’est pas son rôle, ce n’est pas ce qu’on attend d’elle,