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Christiane Singer aimait à dire : Tu as le choix entre la vie et la mort. Choisis la vie et tu vivras !

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de Christiane Singer, qui au-delà d’être une grande écrivaine, fut une femme d’une grande Présence.

Christiane Singer est une âme qui nous veut du bien.
De sa voix aimante et persuasive, elle nous apporte inlassablement au creux de l’oreille, au coin de l’œil, ce à côté de quoi il serait terrible de passer: le sacré de la vie.
Quand Christiane emploie le mot Présence, on sait qu’elle est là, absolument là. C’est une femme qui bien qu’ayant déjà rejoint l’autre monde, nous émerveille chaque jour, que ce soit à travers ses interviews ou ses livres.

Elle nait durant la seconde guerre mondiale à Marseille. Mes parents y couraient alors en socquettes et culottes courtes et je n’y serai programmée à mon tour que vingt ans plus tard. Elève au lycée Montgrand, elle s’assoit sur le siège encore chaud que ma mère,

Allumer le feu…

Hier, après une journée où les dialogues de mon nouveau projet littéraire naissaient sous ma plume comme dictés d’un ailleurs, j’ai éteint la chaudière.
Je voulais vivre uniquement dans le crépitement de la flamme et l’odeur du bois.
Je voulais vivre comme mes aïeux ont vécu, resserrés autour d’un feu en écoutant le vent dans les grands arbres.
Je voulais surtout laisser la musique de Johnny envahir mon âme et fouiller ma mémoire, libre de toute entrave.

Dans chaque chaumière, ce troubadour aux yeux rieurs, a laissé une trace de son passage : une chanson, une danse, un geste, une rime, un baiser volé, un concert sous des trombes d’eau où ses bottes de rocker faisaient des étincelles, d’immenses fêtes populaires.
Il a tout brûlé sans compter ni regretter. Il vivait pour la scène et elle le lui rendait bien,

En route vers la Poésie : et si vous montiez à bord ?

Les livres partent un à un vers d’autres mains et c’est à moi maintenant de recevoir les mots des lecteurs. Ce matin le facteur de la toile m’a apporté un cadeau « Simplement te dire combien ton nouveau livre m’a plu. Ton premier était une grâce. Le second m’a envouté. Je ne sais comment qualifier ce troisième mais c’est le plus abouti des trois : tu as su tisser entre les mots et ce qu’ils nous racontent une parfaite musicalité: sans doute la maturité de l’écrivaine et aussi votre 4 mains avec ta fille ? »

Et c’est vrai, avec ce livre j’ai tordu définitivement le cou à ma peur de vivre. C’est un secret que je découvre avoir partagé longtemps, sans le savoir, avec ma dernière fille. Nous avons traversé ensemble et cela se sent. J’en suis heureuse. La vie est tellement plus belle quand on arrive à partager. 

Dessine-moi un blog…

Un lecteur m’a écrit cette semaine qu’il aimerait que je guide ses premiers pas de découverte du blog. Je vous avoue qu’il y a encore trois mois, moi non plus je ne savais pas ce qu’était réellement un blog. Je me prête donc bien volontiers au jeu.

Le mot est apparu dans le Petit Robert en 2006, et vient de l’anglicisme « web log » qui signifie littéralement « journal sur internet« . Je pourrais vous dire que j’écris des cyber-billets dans un cyber-journal, mais ce serait vraiment me tromper de combat. On a adopté depuis déjà bien longtemps tee-shirt, steak, week-end, footing, cool, fun, la liste est infinie, pourquoi pas blog.

Le blog n’est pas comme un tweet (un message court – gazouillis en anglais) ou un instagram (partage de photos ou vidéos), un media de l’immédiateté : vous n’êtes pas prêts de recevoir des choses qui ressembleraient à ça : #halte à la barbarie#Momig.

Thibault, André, Fernand, peut voter!

Le jeune homme qui passe devant moi baisse la tête, il n’aime pas l’étalage de sa vie à voix haute. Il se glisse derrière l’écran, choisit sa pastille noire, appuie très vite sur valider et entend de l’autre côté: « A voté ! » d’une voix de stentor.

Il vient de faire la queue pendant quarante minutes pour aller voter, il voulait faire entendre sa voix, la donner à quelqu’un, il est venu pour cela. À qui ? Peu importe, ce qui est important c’est qu’il soit là, au milieu des autres, heureux de vivre dans un pays libre où, parce que d’autres avant se sont battus, il est encore possible de chanter et de danser.

Il a dû attendre, jeune étalon piaffant, que la petite mamie qui le précédait comprenne les pastilles et les boutons, les noirs et les verts, elle s’y perd et personne ne peut l’aider,