Message in a bottle… Youpi, des nouvelles de mon manuscrit!

Quand on pose une question, on attend une réponse. Je suis frappée comme de nos jours cette croyance est mise à mal : mes enfants, confrontés à la recherche de travail comme tous les jeunes aujourd’hui, passent des entretiens, parfois plusieurs, et la plupart du temps ne reçoivent aucune réponse à la fin. Ni oui, ni non. Juste rien. Même quand ils relancent :  » S’il vous plait, dîtes-moi, c’est important « . Non, rien.

Ces mêmes enfants, qui ne répondent jamais à nos messages, souffrent cruellement de ces silences et sont à la fois les acteurs et les victimes d’un système qui se sclérose. Nous sommes tous devenus des experts au jeu du ni oui ni non. A force de vivre soi-disant au présent, d’être connectés nuit et jour, de tout pouvoir faire, nous avons de plus en plus de difficultés à décider et à dire oui ou non, 

Le jeûne, ce plein de vide…

Longue semaine à la maison.

Je dis longue car elle fut remplie de beaucoup de vide qu’il faut arriver à traverser tout aussi joyeusement que les moments pleins de tout. Ce n’est pas facile. Il faut se donner du temps pour passer du plein au vide. Mais c’est la seule solution pour prendre le temps d’aller à la rencontre de soi-même.

Je dis plein de vide car cette semaine nous avons jeûné : durant trois jour nous n’avons pris que de l’air et de l’eau. Nous commençons et finissons nos jeûnes par des journées « fruits et légumes » qui nous rappellent à quel point notre corps a besoin de bien moins que ce que nous avons l’habitude de lui donner. Le printemps est une pure merveille pour une telle pratique.

Chaque année depuis quatre ans, je me lave de l’intérieur, je fais confiance à mon corps et ses ressources pour créer quelque chose de neuf en moi,

Dessine-moi un blog…

Un lecteur m’a écrit cette semaine qu’il aimerait que je guide ses premiers pas de découverte du blog. Je vous avoue qu’il y a encore trois mois, moi non plus je ne savais pas ce qu’était réellement un blog. Je me prête donc bien volontiers au jeu.

Le mot est apparu dans le Petit Robert en 2006, et vient de l’anglicisme « web log » qui signifie littéralement « journal sur internet« . Je pourrais vous dire que j’écris des cyber-billets dans un cyber-journal, mais ce serait vraiment me tromper de combat. On a adopté depuis déjà bien longtemps tee-shirt, steak, week-end, footing, cool, fun, la liste est infinie, pourquoi pas blog.

Le blog n’est pas comme un tweet (un message court – gazouillis en anglais) ou un instagram (partage de photos ou vidéos), un media de l’immédiateté : vous n’êtes pas prêts de recevoir des choses qui ressembleraient à ça : #halte à la barbarie#Momig.

Être ou ne pas être une femme libre ?

Oser se découvrir pour devenir la belle femme libre que chacune d’entre nous peut être, est une des choses les plus difficiles à faire.

On nous propose tant de modèles tout faits, bonne fille, bonne mère, sex symbol, gentille épouse, que partir à la découverte de son vrai Soi aujourd’hui comme autrefois est plus proche du parcours du combattant que de la simple promenade.

La peur est constante, la peur de s’écarter du modèle, la peur, si l’on bouge, d’être trop loin des normes et de ce qui se fait : « Et si je n’étais plus aimée ?

Que puis-je montrer ? Ton visage, diront les uns. Tes jambes, diront les autres ». Une épaule, un sein, un pied, le jeu est sans fin, les femmes sont les proies naturelles de ces règles qui tournent à vide et les transforment en objet.

Je, tu, il…

Un lecteur m’a fait récemment remarquer que je m’adressais à vous et qu’il eut préféré que ce fût à toi. Difficile choix quand finalement cette toile mondiale ne nous révèle que rarement qui nous lit : les partisans du vous ? Du tu ? Du il, du elle, du on ?

Je, tu, il, nous, vous, ils : mes pas de débutante au siècle dernier m’avaient appris cette chansonnette bien avant de découvrir que je venais d’un peuple latin qui s’en passait aisément. Le « elle » et le « on » étaient alors accessoires, le politiquement correct n’avait pas encore été inventé.

J’avoue aimer le vous, comme j’aime la javanaise, sans nostalgie. Le vous n’est pas un éloignement entre nous, bien au contraire, il me facilite l’intime et le murmure.

Je me souviens être allée un jour dîner chez les parents d’un ami,